09 juillet 2006

VICTOIRE !

Luncinda n'aime décidément toujours pas le foot. Aussi en ce 9 juillet qui semblait revêtir aux yeux de Monsieur Toutlemonde, et même de Madame Michu, un caractère tellement important que son issue paraissait liée à la destinée de la France, elle avait préféré profiter de cette belle journée avec une de ses amies. Loin du monde elle n'avait pas perçu combien cette journée fut celle d'une longue attente, l'attente d'une victoire qui donnerait enfin aux Français des raisons de se réjouir, de tromper la vacuité de leur existence, de narguer leurs angoisses... Versailles, 19 heures, aujourd'hui... Retour à cette réalité médiocre. Embouteillage monstre devant les grilles du château, une longue file de voitures arborant le drapeau français, klaxonant à tout va, une jeunesse multicolore et vulgaire grimée aux couleurs de la France se presse pour voir la finale. Lucinda et son amie préfèreront profiter des derniers rayons du soleil en sirotant un bon verre de vin.
Retour à la maison, pas un chat sur la route, ils sont tous devants leurs écrans. Lucinda, zappe sur sa radio espérant entendre de ces musiques qu'elle aime, il faudra se contenter de ce qu'il y a... ce soir c'est foot sur toutes les stations. On en est aux prolongations, un but partout. Arrivée dans Paris, les terrasses des cafés sont noires de monde, premier drapeau algérien, Lucinda a mal au ventre. Vient le moment des tirs au but et l'anxiété des foules qui envahissent la rue est perceptible. Lucinda aussi est inquiète, elle va bien finir par écraser un de ces cons irresponsables.
Pourvu que l'Italie gagne, sinon on va devoir manger du "black, blanc, beur" à tous les repas pendant des mois, remarque si l'équipe de France remporte la victoire tous ces gavés de la société du spectacle vont prendre leurs voitures pour aller sur les Champs et Lucinda n'aura aucune difficulté à se stationner... Cruel dilemme ! Ouf une place, Lucinda se gare. Il faut que l'Italie gagne. Elle s'apprête alors à éteindre sa radio quand l'heureuse nouvelle tombe... les bleus ont perdu !
On l'a echappé belle !
Lucinda descend alors la rue jusque chez elle. Encore quelques minutes et elle n'aura plus à subir le spectacle affligeant de ces pauvres filles en pleurs comme si soudain leur vie venait de basculer.

08 juillet 2006

PARENTHESE SPIRITUELLE

En mettant un peu d'ordre dans sa modeste demeure, Lucinda a retrouvé un tract, sans doute distribué à quelque sortie de messe, faisant la promotion des exercices spirituels de Saint Ignace. Ce tract était assorti d'un texte plein de vérité du Père Jean-Jacques Marziac. Aussitôt elle s'est dit que la diffusion de ce document ferait grandement plaisir à l'un de ses grands amis, polyfaf évidemment, et pourrait aussi donner quelques idées à certains d'entre nous qui ont grand besoin de discernement et de force, tant dans leur engagement politique que dans leur vie personnelle. Alors si vous n'avez rien prévu pour occuper vos vacances d'été...

 

CHER MONSIEUR, OU ALLEZ VOUS ?

- Je vais à Paris pour en rendez-vous d'affaire...

- Moi, je suis au chômage, je vais à Toulouse où on m'a proposé un emploi...

- Moi, je vais à la clinique pour des analyses, car je crois que j'ai le cancer 

- Moi, je vais chez un avocat parceque ma femme m'a plaqué ! Elle vient de demander le divorce alors que sous sommes mariés depuis vingt ans !...

- Moi, je m'empresse d'aller à la gendarmerie : on vient de me voler ma voiture...

- Moi, je suis relativement heureux pour le moment, mais j'ai un problème. Je ne sais pas trop ce qui va se passer après ma mort. C'est à dire : où je vais ?  Je ne suis pas sûr que tout finisse dans le trou du cimetière. On m'a dit que mon inquiétude disparaîtrait en allant voir un psychiatre.

Or il y a une réponse très claire dans ces situations et dans toutes les autres...

Vous êtes un homme. Vous vous différenciez de tout ce qui existe dans le monde par le fait qu'en plus de votre corps vous avez une âme ! Ce n'est pas parce que vous ne la voyez pas qu'elle n'existe pas ! Vous ne voyez pas votre raison, pourtant vous raisonnez !

Cette âme transcende la matière, elle est spirituelle et, par conséquent, immortelle. Tous les grands penseurs, les philosophes, même avant Notre-Seigneur Jésus-Christ, étaient convaincus de cette vérité fondamentale. L'homme est composé d'un corps et d'une âme. Nous venons tous de Dieu qui a créé l'homme. Nous lui appartenons, nous allons à Lui !

 - Mais, mon Père, que faites-vous alors de la liberté ? Ce pouvoir de choisir, d'agir ? Moi je suis catholique, mais ma femme veut se faire témoin de Jéhova ; j'ai une fille attirée par le bouddhisme ; mon fils s'intéresse à l'islam. Ils sont libres, c'est leur choix.

- Non, Monsieur, le liberté a des limites, vous le savez très bien. Dieu ne peut pas se contredire en créant des religions fausses en plus de la vraie religion.

Vous êtes ingénieur. Vous n'êtes pas libre de faire vos caprices dans la construction du barrage auquel vous travaillez actuellement. C'est strictement programmé : tant de fer, tant d'épaisseur de béton, etc... Si vous faites vos caprices, dans les jours qui suivent vous serez licencié. Sur la route vous n'êtes pas non plus libre de griller des feux rouges ! Liberté n'est pas licence. Or il y a des conséquences très graves à ne pas s'arrêter devant les dix feux rouges que sont les dix commandements de Dieu !

Déjà sur cette terre cela sera un grand désordre. D'après l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) 43% des adolescents qui ont tenté de se suicider visionnaient au moins dix films pornographiques par mois ! concluez !

- Que me conseillez-vous alors, mon Père ?

- D'abord, il faut que vous soyez convaincu qu'en dehors de Dieu tout s'écroule. Ensuite que vous ayez le courage de participer aux Exercices de Saint Ignace en cinq jours. Que d'hommes y ont trouvé et retrouvé la paix et la joie intérieure. Ne remettez pas à plus tard. Car il existe le feu de l'Enfer qui est éternel pour ceux qui se moquent de Dieu en vivant dans le péché mortel !

Courage et à bientôt.

 

Renseignements et inscriptions : 05.63.93.00.88

07 juillet 2006

SARKOZY DEMASQUE

Lucinda en a marre d'entendre chaque jour des gogos libéraux schizo, décus de Chirac (ça n'étonnera personne ici !), qui voudraient qu'on fasse le ménage en France,  mais qui n'oseront jamais exprimer les mots interdits. Ceux là croyaient avoir trouvé leur homme, Sarko, un homme à poigne, une homme de terrain, pas un de ces énarques déconnectés des réalités mais qui surtout laissait coire les choses sans les évoquer... un maître en communication.

Et voici que ce sauveur se montre sous son vrai jour. Alors qu'il cultive l'image d'un homme intransigeant, avec sa circulaire du 13 juin dernier, le Ministre de l'Intérieur va contribuer à la régularisation de milliers de familles clandestines d'après Yannick Blanc, Directeur de la Préfecture de police de Paris.

Pas content le Sarko d'avoir été démasqué... il se croyait déjà arrivé, il va falloir qu'il rame pour faire oublier ces chiffres inquiétants.

Malheureusement les gogos ont la mémoire courte et le triste sire a encore de bons mois devant lui pour faire oublier cette bourde à grand renfort d'effets d'annonce qui, c'est évident, ne resteront que de belles promesses.  

06 juillet 2006

ALLEZ LES VERTS !

medium_Cska_Sofia_ASSE_15_septembre_1976.jpgCa y est, ils sont en finale ! Voila qui va encore alimenter le discours satisfait des donneurs de leçons intégrationnistes et les hurlements victorieux des gogos.

Lucinda n'y comprends rien au foot, ce n'est qu'une femme me direz-vous. Pourtant elle aurait pu, a une autre époque, partager cette liesse nationale, justement parce qu'elle aurait été "nationale". Dans ces temps anciens où elle n'était qu'une petite fille, où les fotballeurs n'étaient pas des "people" de la "jet set" mais des petits gars méritants bien de chez nous, où l'exception ne s'érigeait pas en règle mais la confirmait...

Alors retournons quelques instants en 1976 et puisque le foot doit être à l'honneur souvenons nous de l'AS Saint-Etienne, et savourons l'hymne des verts... C'est du kitch, mais c'est du bon!

 

podcast

05 juillet 2006

DEMOCRASSOUILLE

Qu'il est agaçant ce besoin qu'ont les média, en cette période de coupe du monde, d'éclairer toute l'actualité à la lumière des succès remportés par une équipe de foot cosmopolite sensée représenter la France...

Ainsi, on ne peut entendre évoquer les investitures aux élections législatives des candidats de la droite molle ou des socialo-coco sans avoir à subir les commentaires insistants des journalistes sur la discrimination positive que ces partis ont bien du mal à appliquer (les places sont chères !) sans que cette démarche ne soit comparée à la belle image "black, blanc, beur" (ou plutôt black, black, black, black...blanc, beur) que l'on voudrait associer à celle d'une France heureuse et dynamique.

Ce matin sur France Inter ( une mine cette radio !), dans un éclair de clairvoyance, un journaliste demandait à Jean-François Lamour, Ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative (quand on y réfléchit bien, qu'est-ce que c'est con comme idée un Ministre de la jeunesse, con certes mais tellement dans l'air du temps !) si cette coupe du monde n'avait pas un effet "opium du peuple" insinuant qu'il était un peu démago de surfer sur cette vague du succès footballistique. Offusqué, le Ministre balaya cette suggestion d'un revers de la manche affirmant que la France était une démocratie et que par conséquent le foot à toutes les sauces n'était pas du gavage de foules abéties mais bel et bien la réponse à un élan du peuple...

Merci Monsieur Lamour mais vos salades n'ont pas convaincu Lucinda car au travers de cette démocratie paravent c'est le pire des totalitarismes que vous imposez à la France, celui de la médiocrité lénifiante et du métissage obligatoire.

01 juillet 2006

LA VIE EST UN SONGE

Au fin fond de ce 18e arrondissement de Paris, hier soir, de petits maghrébins jouaient dans les caniveau de la rue du Roi d'Alger, la population africaine commençait à emplir les bars communautaires de la rue Championnet, quelques bobos rentraient chez eux et rue de clignancourt des jeunes gens bien élevés affluaient vers Notre Dame du Bon Conseil, havre de paix au milieu d'une cour fleurie, parenthèse d'occident au coeur de ce quartier cosmopolite.

Une troupe d'acteurs amateurs donnait une représentation de La vie est un songe de Calderon... Lucinda s'y était rendue pour voir jouer un de ses amis. Elle ne fut pas décue.

Ce texte magnifique de Calderon, tenant tout autant du conte philosophique que du théatre baroque, mériterait qu'on le relise tant il est riche et offre de pistes de rélexion à explorer... Le bon usage du pouvoir, la superstition, le libre arbitre, la prédestination, la vérité, l'illusion... Mais le thème central est avant tout l'opposition entre nature et culture quand l'homme, conduit par ses impulsions naturelles, s'abandonne à l'agressivité, à la sensualité, jusqu'à tout mettre en péril, détruire et s'auto-détruire, le garde fou de ce penchant étant la culture qui, défendant les hommes de leur nature, régit les rapport des hommes entre eux.

Puis après cette pause divertissante et intelligente, en compagnie d'une jeunesse saine et bien pensante, représentation d'un monde qui n'est pas mais qui ressemble à celui que nous voudrions, reprendre la voiture, retrouver le 18e, ses communautés envahissantes colorées et variées du boulevard Barbès, ses bobos décérébrés et aveugles de la rue Caulincourt, subir la réalité cruelle, et rentrer à la maison...

 

 

27 juin 2006

MEDIOCRITE

Chichi démago, lors de son intervention télévisuelle d'hier, a voulu parler à la France d'en bas qu'il souhaiterait gavée de pain et de jeux. Grosse bourde, il a appelé de ses voeux une finale France-Brésil... Il paraît que ce n'est pas possible, ne me demandez pas pourquoi, je n'y capte rien, c'est Julien Dray qui me l'a soufflé. C'est bien la peine de se faire préparer des fiches par une armée de conseillers si c'est pour se montrer aussi minable et incompétent sur un sujet aussi médiocre.

21 juin 2006

CASSANDRE

Je repense à ce poème de Jerôme Leroy que j'ai reproduit dans une de mes notes précédentes.

 

"Les prophètes sont des types malheureux

Et Cassandre une fille dépressive"

 

Pourtant parfois je me dis que Cassandre a malgré tout raison, je ne peux que constater l'invasion qui a submergé notre pays, je ne peux qu'admettre la lâcheté de notre peuple émasculé et individualiste, je ne peux que voir l'agonie de notre monde.

Dans mes jours de grande tristesse, Cassandre me souffle à l'oreille que gagner le pouvoir ne nous servirait à rien... la machine de l'état est phagocytée depuis des décennies par les trotskos. Le climat deviendrait tel que j'en viens à songer à la guerre civile qui ne manquerait d'éclater. Cette guerre civile que nous avons si souvent appelée de nos voeux... Pauvres fous que nous sommes, quelles seraient nos chances d'en sortir victorieux quand les voix qui se mèlent à celles des Polyfafs dans les urnes proviennent plus de la contestation irrationnelle que de l'adhésion profonde à un idéal pour la France !

Et voici que je trouve par hasard sur le sol une image pieuse, sans doute tombée d'un de ces vieux missels que les bouquinistes destinent à la poubelle tant il n'existe plus de clientèle pour ces recueils d'un autre âge. Sur cette image la photograpie d'une croix sobre et majestueuse qui se dresse devant un paysage de montagne. Et sous cette croix, cette citation de Saint-Paul. "Je puis tout en celui qui me fortifie".

Alors file donc Cassandre, avant que je ne te tordes le cou ! Je ne veux pas t'entendre. Je m'en vais plutôt suivre l'exemple d'Hélène aux bras blancs qui, attendant le retour d'Ulysse, recommençait chaque jour son ouvrage.

Toujours fidèles et toujours confiants, il faut que nous n'ayons de cesse d'apporter notre petite pierre à l'édifice de la renaissance.

16 juin 2006

HUMOUR POLYFAF

Merci Monsieur Desproges de nous faire autant rire


podcast

15 juin 2006

PIGNOLADE

Hier soir, l'émission Des Racines et des Ailes était consacrée au Musée du Quai Branly qui doit être inauguré le 20 juin prochain. Jacques CHIRAC avait accordé un entretien qui fut diffusé à cette occasion.

Nous avons pu savourer les décalarations du chef de l'Etat à mille lieues "du bruit et des odeurs"... Peu conscient du "choc des civilisations" notre Président préfère voir dans ce musée "le signe et le symbole d'une France qui connaît et reconnaît les cultures du monde et les exigences du dialogue de ces cultures"."Ce Musée du quai Branly, a-t-il déclaré, d'une certaine façon, c'est aussi la reconnaissance de la diversité culturelle, de ce qu'elle apporte au monde d'aujourd'hui et de ce en quoi elle est nécessaire, ne serait-ce que pour le respect de l'homme et pour la paix"... On croit rêver, et dans les banlieues, c'est la diversité culturelle qui amène la paix" ?

Mais là où ça devient complètement grotesque, c'est lorsqu'il affirme à propos de cet art primitif que "Rien n'est pire que le regard méprisant parfois jeté par de pseudos intellectuels sur l'art, la production, le talent des autres". C'est bizarre mais j'avais plutôt l'impression que ces pseudos intellectuels étaient au contraire plus que prompts à encenser la beauté de ces objets que j'ai personnellement du mal à considérer comme des oeuvres d'art.

14 juin 2006

ICONOCLASME II

La tendance se confirme, après Ségo, c'est Delanoë qui part à la pêche aux voix de droites. Déjà, il y a quelques semaines on a vu fleurir sur les murs de Paris une campagne publicitaire annonçant le partenariat de la Mairie de Paris avec le Secours Catholique... C'est le Secours Populaire qui a du faire la gueule !

Aujourd'hui, c'est la parvis de Notre-Dame que l'on rebaptise place Jean-Paul II (alors qu'il est d'usage d'attendre cinq ans après le décès d'une personne pour donner son nom à une rue). Grâce aux voix socialistes et UMP cette décision a été adoptée hier malgré l'hostilité de l'ultra gauche et des verts qui voudraient faire de Jean-Paul II un criminel contre l'humanité à cause de ses positions sur le respect de la vie ou la contraception mais qui ne s'offusquent nullement que dans certaines banlieues les noms de nombreux criminels communistes fleurissent encore les rue des banlieues rouges.

Quant à Delanoë il ne séduira peut-être pas l'électorat de droite avec ses manoeuvres grossières, mais au moins espérons que cela servira à son salut.

12 juin 2006

POP EN POLYFAFIE

Ce soir, de nouveaux ajouts sur les radios. Tout d'abord deux versions d'opium, l'une bien tradi, bien péchue tendance mili, sur les ondes de Radio Polyfafie. L'autre inattendue, interprétée par Louis et Virginie Ledoyen, totalement pop et absolument géniale... personellement j'adore. Ajoutons à celà d'autres petites merveilles pop et quelques kitcheries et le tour est joué... en espérant que vous passerez de bons moments à l'écoute des musiques de Lucinda, je vous souhaite un agréable séjour en Polyfafie.

FETE DE LA COURTOISIE

Dimanche 11 juin, 15 heures, Métro Porte de Charenton... C'est la canicule à Paris. Dans la rue la vie semble s'être arrêtée... Sinistre, ce quartier qui borde le périphérique !

La bouche de métro laisse s'échapper au compte-goutte la procession clairsemée des auditeurs de radio Courtoisie qui un peu désorientés dans cet endroit peu engageant, un peu abattus par ce soleil de plomb, hésitent sur la direction à prendre et finissent par trouver le chemin de l'Espace Charenton grâce à la colorée préposée de la RATP auprès de laquelle il a bien fallu se résoudre à aller chercher des renseignements.

Un abbé en soutane, un jeune couple avec une poussette, et des cohortes de vieux messieurs dignes et de vieilles dames pas toutes élégantes. Se jetant les uns aux autres des regards de connivence, bien vite ils lient conversation sur les quelques mètres qui les séparent de leur lieu de pélerinage, un hangar sordide et grouillant dans lequel le manque d'air rend la chaleur encore plus insupportable.

Dans le brouhaha on distingue des voix chevrotantes d'anciens combattants louant la "france éternelle", des voix suraiguës de bigottes "vous ici cher ami !", des voix tonitruantes évoquant ces guerres d'autrefois, le souvenir de l'espérance, de la vigueur, de l'enthousiasme, de la jeunesse d'alors masquant l'amertume de la défaite. Cette défaite si palpable dans cet endroit improbable et étouffant.

Ils sont tous là Serge de Beketch, Daniel Hamiche, Yves-Marie Adeline, Sanders, Françoise Monestier, Chard, Miège... Soudain il apparaît, magnifique malgré ses béquilles, avec sa tête d'aventurier à la Roger Moore, le Prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. Dans son sillage un petit homme repoussant aux allures de fou, Jean-Christophe C., qui à cause de la chaleur sans doute a omis d'arborer son éternel béret.

Lucinda était heureuse de les revoir tous, mais un peu amère elle se souvint autrefois de la jeunesse qui florissait au côté des vielles générations, où était-elle hier cette jeunesse ? Nous n'avons pas su transmettre le flambeau... Pourtant il faut garder espoir car ce pays réel que nous croyions évaporé renait. Il s'est manifesté il y a quatre ans, un 21 avril et bientôt il montrera de quoi il est capable.

09 juin 2006

SYNDROME DE STENDHAL

Je sais, je ne devrais perdre mon temps à lire des magazines féminins... Cela n'élève pas l'âme. Mais que voulez-vous, ce sont des trucs de filles... Bref, mea culpa, en feuilletant un vieux numéro d'Isa qui trainait à la maison je suis tombée sur un entrefilet intéressant au beau milieu des pages psycho...

Il y était question du David de Michel Ange, dont la beauté provoque souvent, chez ceux qui regardent cette statue, des palpitations et des évanouissements connus sous le nom de syndrôme de Stendhal.

On y apprenait en outre qu'aux Etats-Unis, de nombreux suicides sont attribués à un choc provoqué par un voyage dans le vieux monde... à méditer ! 

08 juin 2006

INDIGENTE INDULGENCE

Un grand merci à France Inter de titiller quotidiennement Lucinda qui se dit à l'écoute de de ces journalistes donneurs de leçons que décidément la France est tombée bien bas.

Ce matin on nous parlait du bac et des options que certains lycéens ont décidé de présenter afin de glâner quelques points supplémentaires. Arts plastiques, latin, athlétisme...? Et non ! Pour illustrer le sujet la parole fut donnée à Mohamed qui passait, je vous le donne dans le mil, l'oral d'arabe... Florilège : "vu qu'c'est ma langue maternelle, j'vais m'gratter au moins 13". Un enseignant interrogé expliquait ensuite sans honte que les consignes de notation préconisaient avant tout d'encourrager l'effort. En clair, pas de notes inférieures à 10. Et il est où l'effort de Mohamed ?

07 juin 2006

ICONOCLASME

Le ton de la campagne présidentielle est donné : tu seras iconoclaste mon fils.

Ainsi on voit d'un côté une Ségolène Royale, qui a tout de la bourgeoise du 16e, fille de militaire, vertueuse mère de famille, voulant faire intervenir l'armée pour régler les problèmes des banlieues, remettant en cause la sacro-sainte avancée sociale des "35 heures" porter les couleurs du PS.

De l'autre côté Nicolas Sarkozy balance une loi sur l'immigration prétendument sévère et entend régulariser des centaines sans-papiers qui l'auraient nécessairement été puisque nos lois sont malheureusement ainsi faites.

Le consommateur électeur a besoin d'être bousculé. Alors les idées ont fait place aux techniques modernes du marketing, il faut convaincre au delà de sa clientèle habituelle.

Cette fois ci c'est tellement énorme qu'on ne peut qu'espérer une saine réaction des Français, ou alors c'est qu'on est encore plus mal barré que je ne le pensais.

02 juin 2006

OPTIMISME

Ce matin dans le métro, j'ai croisé trois jeunes garçons qui s'en allaient passer leur oral du bac de français. Un brin provocateurs, ils arboraient fièrement chemise, blazer, cravate. Ils semblaient se réjouir d'avance à l'idée de l'énervement que leur mise provoquerait sur un examinateur chevelu, barbu et débraillé.

Mais dans quel monde vivons nous donc? Il fut un temps, reculé, où la provo c'était le "jeans/baskets". Aujourd'hui, le seul choix de la jeunesse pour marquer son indépendance et sa libre pensée face au système c'est le recours à une forme d'élitisme. Car le système, c'est la gauche, le "droitdelhomisme", l'individualisme exprimés dans des codes vestimentaires qui reflètent leur crasse, leur irrespect de soi et des autres.

Un grand merci à ces trois jeunes gens et à leur bonne humeur de potache, grâce à eux je me suis dit que peut être tout n'était pas encore perdu.

31 mai 2006

Quand tous les Polyfafs auront compris celà...

Au détour d'un site que j'ai visité ce matin lors de ma petite ballade quotidienne dans le web polyfaf, j'ai découvert un texte non seulement très bien écrit mais surtout très intelligent de Bruno Deniel Laurent, à mille lieues du discours trop souvent simpliste et abétissant diffusé chez nous !

http://l-echoparisien.hautetfort.com/archive/2006/05/30/b...

Un grand merci à l'écho parisien pour avoir diffusé ce texte qui éveillera, je l'espère, les consciences de bon nombre de Polyfafs aux certitudes étriquées.

30 mai 2006

ça bouge sur les radioblogs

Ce soir j'ai pris un peu de temps de pour réactualiser les radios de ce blog. Sur radio polyfafie, je vous conseille Moskau de Rammstein et Adieu de Barbelivien, sur radio haine il me semble que la palme de l'infamie revient à Sniper avec Nique Le Pen, enfin sur radio Lucinda entre kitcheries extrèmes et vraie bonne musique vous n'avez que l'embarras du choix. Je reste ouverte à toute suggestion de la part des auditeurs, s'il existe des morceaux que vous avez envie d'entendre ici n'hésitez pas à m'en faire la demande, si je ne les ai pas déjà je tâcherai de les trouver.

EFFICACITE

A l'écoute de France Inter ce matin, j'ai appris qu'à moins d'un an de l'élection Pérsidentielle Philippe de Villiers était crédité de 3% à 6% d'intention de vote. Par ailleurs un sondage récemment commandé par le point, mais dont les résultats n'ont été communiqués que par le Daily Telegraph, accorde 22% à Jean-Marie Le Pen. Quel bonheur de voir nos idées créditées d'un potentiel de voix de 25% à 28% au premier tour!...

Mais je pense qu'il ne faut pas trop rêver tout de même. Sans doute les pronostics concernant Villiers ont ils été boostés par des médias désireux de le crédibiliser afin qu'il puisse attirer à lui une partie des électeurs de Le Pen. Mais même si le marquis grimpe dans les sondages, il n'est pas nécessaire d'être un grand analyste politique pour prédire que dans ce duel c'est le chef du FN qui remportera la victoire, et haut la main encore.

J'entends autours de moi trop de polyfafs hésitants. Ne faisons pas la même erreur qu'autrefois avec Mégret. Assurément le discours de Philippe de Villiers porte en lui la fermeté que nous espérions, sans doute aussi est-il aujourd'hui plus lisible (même plus "populiste"... c'est le monde à l'envers!) que celui de Le Pen, peut être aussi a-t-il enfin décidé d'assumer ses convictions, alors il est envisageable que son heure de gloire vienne un jour, mais pas en 2007.

Ne gaspillons pas des voix qui pourraient nous permettre de revivre la situation historique du 21 avril, et cette fois ci, soyons prêts !

29 mai 2006

Lutte des classes

Une fois n'est pas coutume, ce matin à l'écoute de France Inter, j'ai entendu un reportage qui faisait chaud au coeur, bien que noyé au milieu d'un tissus d'anneries, destiné à faire culpabiliser les Français d'avoir, il y a tout juste un an, refusé la Constitution européenne. Mais là ne sera pas mon propos.

Il était question, dans ce reportage, du décès d'Edouard Michelin et à ce propos on interrogeait un salarié de l'entreprise familiale. L'émotion de cet homme était touchante. Il était réellement bouleversé par la mort de son patron, "un Monsieur", disait il.  Déjà ses grands-parents et ses parents travaillaient dans les usines de Clermont-Ferrand et à l'entendre on avait presque l'impression qu'il portait le deuil d'un membre de sa famille.

Comme il est agéable d'entendre de tels propos qui nous changent du discours convenu sur la lutte des classes, ce discours marxiste que j'entends, non sans chagrin, répété par quelques uns d'entre nous.

En attendant de voir la doctrine sociale de l'église prendre le dessus sur cette lutte des classes (on peut rêver !), je vous invite à cliquer sur le lien suivant pour lire une note qui bien que trouvée sur un site horriblement libéral remet les choses au clair sur un certain nombre de points

http://www.libres.org/francais/actualite/archives/actuali....

 

28 mai 2006

Fête des Mères

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25 mai 2006

ASCENSION

Le propos de ce blog est d'ordinaire consacré à ce qui concerne tous les habitants de Polyfafie, ce qui nous rassemble, ce qui nous unit, aussi pardon d'aborder ici un sujet qui est loin de faire l'unanimité chez nous mais je souhaitais évoquer le sermon que j'ai entendu ce matin à Saint-Nicolas du Chardonnet.

Il était question de la vocation de l'homme à tendre vers la sanctification. Le bonheur terrestre, s'il n'est tourné que vers la satisfaction des pulsions, des passions et des ambitions humaines ne vaut rien. Le vrai bonheur sur terre, c'est le chemin que l'on parcourt vers Dieu dans la Foi, la Charité et l'Espérance.

Revenons maintenant à notre combat commun, ces paroles entendues en cette fête de l'Ascension si elles n'ont l'heur de toucher des âmes qui ne sont pas tournées vers Dieu (ce que Lucinda déplore) peuvent néanmoins être comprises par les coeur guerriers de notre peuple. En effet notre combat doit être désintéressé. Pourtant dans nos partis, dans nos groupuscules, dans nos chapelles, combien de prébendiers, combien de petits hommes accrochés à leurs ambitions, à leurs postes, à leurs sièges, à leur courtisans ? Ce qui devrait nous animer c'est l'avenir meilleur que nous espérons pour notre patrie, la volonté de faire ce qui est bien, ce qui est juste, ce qui est droit, gratuitement. Lucinda dirait "sans attendre d'autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte volonté".

A défaut que cet engagement gratuitement consenti pour notre patrie soit conditionné par le sentiment de faire notre devoir d'état, qu'il soit au moins inspiré par notre devoir de Français.

24 mai 2006

Nos incohérences

Le Polyfaf est un idéaliste. Il avance fièrement, tête haute, dans le monde, clamant haut et fort ce qu'il croit juste, ce qu'il sait juste.

Ce qui nous rassemble tous, c'est l'amour de notre Patrie. Nous avons la tête pleine d'idées pour, dans un premier temps, la sortir du marasme, et le coeur débordant de projets pour qu'elle retrouve à l'avenir sa grandeur.

Nous savons bien parler, nous les Polyfafs, adopter les postures fières de nos héros.

Mais après...?

Certains d'entre nous, plus courageux que les autres, mais surtout moins pris par les responsabilités familiales ou professionnelles que leur impose leur devoir d'état, arpentent les marchés et les rues, la besace pleine de tracts, ont les mains dans la colle à longueur de nuits, sont candidats à chaque élection...

Mais après...?

Avant de vouloir imposer nos règles à cette société moribonde, nous nous devons de contribuer à sa régénérescence par nos actes. Cette préférence nationale que nous déclarons vouloir mettre en oeuvre qui parmi nous ne l'a pas trahie en employant un ouvrier sans papiers payé au black, en confiant ses enfants à une nounou ivoirienne, en déjeunant dans une brasserie rachetée par des Chinois parce que le seul Français pure souche du quartier est à plus de 10 minutes à pieds, ou tout au moins, en allant par facilité acheter une bouteille chez l'épicier arabe. Le premier des militantisme est l'EXEMPLARITE.

Pour contribuer à l'avènement d'un avenir meilleur, soyons des modèles dans nos familles, afin de préserver la vigueur et la fermeté de conviction de ce premier rempart de la Nation. Puis plutôt que de prononcer des discours vigoureux dans nos réunions confidentielles apprenons convertir autour de nous, sur le métier remettant sans cesse notre ouvrage, afin que nos propos sensés portent leurs fruits.

23 mai 2006

Il y a des jours comme ça

Réveil embrumé, je mets le café à couler, branche machinalement la radio sur France inter et file sous ma douche. Soudain un reportage attire mon attention. Le collège Henri Dunant d'Evreux était en grève hier pour manifester son soutien à une ressortissante Angolaise et sa fille contre lesquelles un arrêté d'expulsion a été prononcé. Et la journaliste de relayer sur les ondes de la radio trotskiste le discours gauchistes des enseignants de ce collège : "Nous sommes fiers de nos élèves, et nous nous réjouissons car nous savons que plus tard ils seront de bons citoyens". No comment !

Un peu plus tard dans les transports en commun, je feuillette Métro et dans les pages consacrée à Paris je tombe sur un article faisant la promotion d'un livre intitulé La Goutte-d'Or, quartier de France. La mixité au quotidien de Maurice Goldring. A la lecture de ces quelques lignes on aurait presque l'impression que la paix et l'harmonie règnent dans ce quartier, l'un de moins sûr de Paris, centre de trafics en tous genres, haut lieu de la prostitution africaine, où l'on rencontre aussi quelques bobos, plus bourgeois que bohème, qui s'il prétendent apprécier l'exostisme de cette "petite Afrique" ont surtout présent à l'esprit la plus value qu'ils pourraient éventuellement faire d'ici quelques années en revendant leurs appartements achetés à bon prix, mais qui n'inscrirons jamais leurs enfants dans les écoles publiques de ce quartier dont ils vantent hypocritement les charmes pour satifaire à la dictature du politiquement correct.

Décidément la journée commence bien mal !

Une nouvelle radio sur les ondes de Polyfafie

Faut-il traiter par un ignorant mépris les productions musicales de ceux qui crachent leur venin contre la France ou contre nos idées ? Je ne le crois pas car pour bien combattre ses ennemis il faut les connaître. La mauvaise propagande répétée en boucle dans les chansons de RADIO HAINE est celle dont s'abreuve abondamment la jeunesse lobotomisée de notre pays, alors mieux vaut le savoir ! De plus je trouve que c'est un excellent aiguillon pour réveiller notre flamme.

Soyez sans crainte, pour vous nettoyer le cerveau j'ai aussi rajouté quelques morceaux sur RADIO POLYFAFIE pour que chaque Polyfaf, selon sa sensibilité puisse se faire plaisir.

Je vous conseille enfin d'aller faire un petit tour sur RADIO LUCINDA, ma petite radio perso, pour y déguster deux morceaux récemment mis en ligne (La Chanson de Kyle et GI Joe)... on peut bien rire un peu !

 

21 mai 2006

Le déclenchement muet des opérations cannibales

Au hasard d’une flânerie dans une librairie, retrouver Jérôme Leroy, retrouver son univers familier, celui de notre monde qui finit et la douceur des derniers plaisirs au charme suranné qui y sont encore autorisés, faire l’amour, fumer, lire de vieux livres, regarder le dos nu des jeunes filles sur les plages, se saouler au Bushmill , comme une ultime résistance à la chaleur étouffante de l’athmosphère de la nouvelle Europe où il n’est plus question que de l’effet de serre.
De nouvelles en romans, de romans en nouvelles, Jérome Leroy réécrit sans cesse la même histoire comme un Compagnon orfèvre qui recommencerait indéfiniment son chef d’œuvre pour atteindre la perfection, parvenir à l’aboutissement de son art le plus épuré.
Aujourd’hui c’est en vers que Jérôme Leroy a décidé de nous raconter à nouveau la fin de l’ancien monde, les images restent les mêmes, mais plus pures, plus brutales aussi.


Dité

Prévoir la catastrophe
Ne console en aucune manière
De la catastrophe
Les prophètes sont des types malheureux
Et Cassandre une fille dépressive
La ville brûle ma chère Haute Poupe
La ville brûle et nos je te l’avais bien dit
Ne changent rien à l’affaire
Le chat de la catastrophe
Sur le balcon dantesque
Voit déjà
Dité
Derrière la métropole crue moderne une fois de trop
La ville brûle je te l’avais bien dit
Et Dante aussi et Cassandre
Et le chat
Le chat de la catastrophe
Sur le balcon de l’enfer
Sur le balcon de dité


Le déclenchement muet des opérations cannibales – Jérôme Leroy – Edition des Equateurs – avril 2006

18 mai 2006

Pauvre petite fille riche

C'est bien tardivement que je réagis au passage de Marine sur le plateau d'Ardisson samedi dernier mais je viens seulement  de voir l'émission. Vous voudrez donc bien me pardonner mon manque de réactivité sur ce sujet.

Que dire ? Elle a été brillante certes mais il faut bien avouer que Thierry Ardisson n'a pas non plus fait montre de la férocité qui déploie d'ordinaire naturellement.

Qu'avons nous vu sur le plateau de Tout le monde en parle ? Une femme intelligente certes, mais surtout sensible. Une femme blessée à l'enfance jalonnée de souffrances et de frustrations, comme tout le monde, sans doute un peu plus que tout le monde... Ce n'est pas facile d'être la fille de Jean-Marie Le Pen ! Une femme forte qui pardonne, qui comprend, qui aime son père, sa mère. Une femme "de son temps" comme elle l'a dit ce soir là devant les caméras.

On peut difficilement parler de ce besoin de Marine de se raconter dans son livre sans penser à Nicolas Sarkosy évoquant avec une pudeur feinte les problèmes que « comme beaucoup de Français », il a rencontré dans son couple, sans nous rappeler l’engouement du peuple, plus téléspectateur que lecteur, pour une Mazarine Pingeot qui nous raconte Mitterrand autrement.

Marine a vraisemblablement voulu parler au « pays réel » qui n’est malheureusement plus celui de notre bon Charles Maurras. Celui de Charles Maurras était encore debout, le nôtre il est couché, inféodé au sentimentalisme ambiant. A-t-elle eu raison de sacrifier à ce rituel moderne du déballage ?

Je laisse la question ouverte et attends vos commentaires.

Pour ma part je trouve assez désespérant que la vulgarité et la niaiserie aient pris le dessus sur l’intelligence et les idées. Aujourd’hui Maurras peut aller se rhabiller avec son « par tous les moyens même légaux » car pour remporter la victoire il me semble désormais que nous n’ayons d’autre choix que d’adopter une nouvelle devise : « Par tous les moyens, même idiots ».

En attendant on peut toujours remarquer que la tactique n’a pas vraiment fonctionné sur le public arrogant du sieur Ardisson puisque ces derniers n’ont daigné couronner la prestation de Marine Le Pen d’aucun applaudissement.

15 mai 2006

L'HOMME est l'avenir de la femme

Merci à toi, ami Polyfaf, qui a eu la géniale idée de mettre entre mes mains le dernier livre d'Eric Zemmour. Sans ton insistance, je serais certainement passée à côté de ce pamphlet antiféministe qui s'il ne nous apprend pas grand chose sur ce terrible fléau, a le mérite d'en démontrer les causes et les effets de la manière la plus brillante qui soit.

Avec Le premier sexe, Eric Zemmour s'est attiré les foudres de bon nombre d'intellos de la pensée uniforme et s'il souhaitait trouver refuge en Polyfafie, c'est bien volontiers que nous accorderions l'asile idéologique à cet horrible sexiste qui ose prétendre que les hommes sont naturellement différents des femmes, bafouant la pensée dominante qui voudrait que les hommes soient des femmes comme les autres.

Le journaliste du Figaro ne peut que faire le triste constat que nous vivons dans une société dans laquelle on érige en modèle l'homme dévirilisé, ce fameux "métrosexuel" qui se met des crèmes sur le visage et s'épile le torse, une manière d'en finir avec sa virilité ancestrale, alors que les mannequins façonnés par des couturiers homosexuels ressemblent de plus en plus à des mutants avec des corps de garçons.

Au passage il n'hésite pas à brocarder le "phantasme politiquement correct du métissage", "la société multiculturelle dictée par les campagnes Benetton" quand le publicitaire devient le "bras armé de l'idéologie dominante" de ce "capitalisme authentiquement révolutionnaire" qui aujourd'hui ne protège plus la famille traditionnelle. "Les nouveaux consommateurs visés ne sont pas des familles à la consommation austère et ennuyeuse, mais des individus légers comme des bulles, qui s'éclatent, achètent des images". "Les publicitaires n'annoncent pas la société qui vient, ils sont chargés de l'imposer à grands coups de propagande".

Zemmour se veut archéologue de cette psyché virile disparue mais il va bien au delà, montrant du doigt de manière brillante les conséquences dramatiques de cette dévirilisation de l'Occident.

A la lecture de ce pamphlet, tout devient limpide. La famille, premier rempart de la nation est aujourd'hui en déliquescence. Autrefois l'homme pouvait avoir des aventures extra-conjugales et l'on en restait là, l'épouse pardonnait, tout rentrait dans l'ordre et la famille était préservée. Maintenant les hommes "couvrent allègrement leurs pulsions, leurs désirs de mâle, avec un discours sentimental digne des journaux féminins. Ils se déculpabilisent : ils ne baisent plus, ils aiment. Ils ne peuvent rien maîtriser, c'est l'amour qui les emporte sur son cheval ailé… Il n'ont pas conscience de leur duplicité tant ils sont aliénés par le discours dominant".

Au fil des pages, Eric Zemmour développe bien d'autres arguments dont il est peu aisé de donner un aperçu tant ce livre est dense. Alors achetez le, lisez le, méditez le et vous verrez combien même nous, habitants de Polyfafie qui nous croyions à l'abri de cette tornade féministe que nous voulions fuir, n'avons pas non plus été épargnés.

 

Le premier sexe - Eric ZEMMOUR - Denoël - 10 €

09 mai 2006

AVANCER !

Il était une fois, dans un petit village aux confins de la Polyfafie, une fillette du nom de Lucinda qui coulait des jours paisibles auprès des siens. Lucinda grandissant découvrit le monde extérieur, habitée par les grands idéaux que lui avait transmis sa famille elle décida de partir en croisade contre tout ce qui ruinait le beau pays de France. Elle réfléchit longuement étudia les faits en entrevit les causes inventa des solutions et se rangea comme une évidence sous la bannière du roi Loulou. Et rien ne se passa, chaque jour la France sombrait un peu plus.

Lucinda se sentait seule, elle avait l'impression d'appartenir à une armée d'incapables, de perdre son temps. Toujours aussi ferme dans ses convictions elle décida pourtant de faire quelques concessions et rejoignit les troupes polyfafes du vieux chef. D'abord impressionnée par cette grande armée, elle se rendit bien vite compte des incohérences qui rendait ces cohortes ingérables, de leur manque d'ambition, de leur incapacité conquérir le pouvoir. Le temps passait et chaque jour la France sombrait un peu plus.

Un jour un jeune chef se dressa, il voulait rompre avec cette inéfficacité, il voulait mener une lutte acharnée, il entraîna dans son sillage les plus jeunes, les plus audacieux, les plus valeureux guerriers qui jusqu'alors rongeaient leur frein sous les bannières du vieux chef. Il ne les mena nulle part et chaque jour la France sombrait un peu plus.

Lucinda perdue ne sachant où aller renonça au combat et retourna à son foyer.

Triste histoire ! Et chaque jour la France tombe un peu plus.

Aujourd'hui Lucinda est à nouveau animée de ce désir d'engagement... On ne se refait pas.

A nouveau, l'histoire se répète, à nouveau un jeune chef se dresse, son discours est cohérent, radical... Surtout ne pas se laisser séduire car la nouvelle aventure qu'il propose à le goût amer des errances du passé. Surtout que ce jeune chef ne dispose même pas des troupes vaillantes que son triste prédecesseur était parvenu à entraîner avec lui.

Qu'on le veuille ou non il faudra pourtant se ranger du côté de la force, et faire front autour du vieux chef, ravaler nos rancunes faire taire nos craintes et nos doutes. AVANCER.

Petite Lucinda, te soumettras-tu à la loi du nombre, au diktat du jeu démocratique espérant la victoire comme juste retour de ces compromissions, ou préfèreras-tu à nouveau rester pure parmi les purs ? C'est à toi de choisir, mais pendant ce temps chaque jour la France sombre un peu plus.

 

05 mai 2006

Venez NOMBREUX !

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04 mai 2006

S.O.S. TEMPLIERS

 

Qui n'a jamais un jour franchi la porte du bar des Templiers (35, rue de Rivoli, Paris IV). Ce bar insolite est l'un des hauts lieux de la Polyfafie. Qu'il était bon de s'y retrouver au petit matin du 1er mai pour partager un café avec des amis avant de suivre le cortège de la grand messe frontiste, ou bien encore les veilles de 21 janvier et de 16 octobre à la lueur des bougies pour refaire le monde au son des chants du Choeur Monjoie Saint Denis en buvant du champagne rosé, cuvée des Templiers, s'il vous plaît !

Combien nous les aimions ces vitrines poussiéreuses ou s'entassaient bibelots et statuettes à l'éffigie de nos rois, représentations de Sainte Jeanne d'Arc, photos du Colonel Bastien-Thiry, ces murs recouverts d'affiches du pélé de Chartres ou du rassemblement du Mont des Alouettes, de généalogies, de photographies de Louis XX.

Ce bar était plus encore insolite les jours ordinaires lorsque l'on voyait défiler les turfistes qui faisaient la queue sous les vitrines du petit musée royaliste de Monsieur Serre pour enregistrer leurs paris auprès d'un homme peu avenant aux allures de Raspoutine, ou lorsque les homos du marais venaient s'approvisionner en cigarettes, à peine perturbés par l'histoire des guerres de vendée dont l'enregistrement passait en boucle.

Aujourd'hui Monsieur Serre, afin de se soumettre au racket de l'Etat, a dû se séparer d'une partie de ses collections qui ont été dispersées à Drouot. Mais le Bar des Templiers existe encore et pour qu'il revive je vous incite à vous y rendre nombreux afin d'aider modestement le patron des lieux. Les plus généreux d'entre vous pourront adresser leurs dons à S.O.S. TEMPLIERS, chez Monsieur Ronan de Lambilly, 139, rue de la Tour, 75116 Paris.

 

03 mai 2006

La GUERRE des Chefs

Autrefois il n'y avait qu'un seul chef capable de rassembler les polyfafs de tous horizons et nous vivions heureux. Tout était harmonieux, chaque élections nous rendait un peu plus fort et déjà nous rêvions qu'un jour nos idées rayonneraient sur le beau pays de France. Las ! Ce chef derrière lequel nous avançions en rangs serrés n'avait de cesse que de ruiner chacune de nos percées par des fanfaronnades stériles, tout juste bonne à flater les monomanies de quelques uns d'entre nous et à reculer un peu plus l'heure de la victoire. Ce chef, rassuré par sa légitimité à la tête de la Polyfafie avait-til vraiment le désir d'aller plus loin.

Beaucoup on fini par en douter. Certains d'entre eux, sûr animés par leur désir de puissance et leur orgueil de technocrates ont trahi le chef. Ces "félons" étaient sûrs de parvenir à porter nos idées au delà des frontières de Polyfafie, mais ils n'étaient pas des chefs.

Aujourd'hui le vieux chef est toujours debout, toujours plus fort et toujours aussi prompt à clamer sa détermination à accéder au pouvoir. Comme nous aimerions pouvoir croire son discours du 1er mai.

http://www.frontnational.com/discours01052006.pdf

Mais déjà un autre chef se lève et avec lui le même espoir de victoire qu'avait en son temps suscité l'entreprise des "félons". Celui-ci, par sa couardise et sa lâcheté, s'était de lui même interdit d'entrer en Polyfafie. Mais il semble aujourd'hui animé d'un courage qu'on ne lui avait jamais connu. Déjà il rassemble tous ceux qui n'espéraient déja plus en leur vieux chef, mais aussi tous ceux qui n'avaient jamais eu l'audace d'y croire.

Et pendant que nous nous perdons dans ces luttes intestines stériles où chacun espère miser sur le bon cheval, Sarkozy, le charognard, avant de les galvauder, s'approprie nos propositions en les drapant du voile de la pseudo respectabilité afin d'en extraire à son profit les voix d'électeurs naïfs ou désabusés par l'insupportable guerre des chefs.

 

 

 

02 mai 2006

BOUTIN : de pire en pire

Quelques polyfafs, Dieu merci ultra-minoritaires, ont éprouvé autrefois la tentation boutiniste, séduits par la confiance que leur inspirait cette femme qui se prétendait avant tout catholique. Je pense qu’aucun d’entre nous n’a besoin d’être convaincu que Christine Boutin est fondamentalement de gauche et que son catholicisme se résume au « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » de JeanYanne.
On se souviendra ici que la bigote se piquant de féminisme avait déclaré en 2003 que les musulmanes qui portaient le voile assumaient avec fierté leur liberté de femme. Rien d’étonnant dès lors que l’on apprenne la présence, la semaine prochaine, aux rencontres de l’Union des Organisations Islamiques de France, de celle qui si elle n’a rien du charme de Ségolène Royale en partage toutes les idées.

01 mai 2006

Les illusions perdues

16 ans, le bel âge, un peu royco un peu catho un peu facho, merci papa pour le bel héritage ! Au lycée, les premiers grands débats politiques avec les fils de prof marxistes, les pasionarias du bol de riz, les petits-bourgeois friqués. Seul contre une armée de décérébrés tu forges tes premières armes en te confrontant aux autres et déjà tu te sens au-dessus du lot, tu sais que tu as tout compris.
Puis vient la fac, ce grand type chèche-barbour coupe réglementaire , à l’autre bout de l’amphi, tu as l’impression qu’il pense un peu comme toi. Vous sympathisez et, l’année s’écoulant, vous en trouvez d’autres qui éprouvent la même joie que vous de ne plus se sentir seuls. Un petit groupe se forme. Là l’aventure commence, réunions politiques tenues dans les arrières salles des bistrots, agit’ prop à la fac, tractages devant les lycées du centre ville et à la sortie de la messe du soir (celle des fêtards) pour recruter petits minets et jolies tratra, votre premier fanzine… Quelques skins vous rejoignent, vous bricolez avec les mecs du fneuj, traînez vos guêtres chez Villiers. Chaque jour que Dieu fait, vous partagez un noble idéal et aussi de nombreuses bouteilles de scotch ou de kro quand le mois touche à sa fin. Quelques paumés en mal de subversion vous rejoignent, ils sont les bienvenus, plus on est de fous…
Aujourd’hui tu as 30 ans. Tu as tout renié ne pensant plus qu’à ta réussite professionnelle. Ou bien tu t’es marié, et accaparé par les couches-culottes du petit Cyprien tu n’as plus le temps de grand-chose, alors tu maintiens en racontant les hauts-faits de Jeanne d’Arc à Victoire et Albéric avant qu’il n’aillent se coucher, puis le dimanche tu emmènes ta petite famille prier à Saint-Nic ou dans quelque chapelle tradi de province, une fois par an tu vas avec eux aux BBR. Mais peut-être as tu préféré t’engager dans l’armée, toujours célibataire tu écumes les soirées vieux de la vieille ou électrachic, les soirs de perm, et tu te sens vieux. A moins que tu ne sois toujours là, à maintenir le flambeau déclinant, tous tes potes t’on abandonné, mais toi tu y crois encore. Ta devise : « semper fidelis ». Evidemment le vieux n'a plus tellement de temps devant lui pour sortir ses conneries sur Oradour, le Marquis peut une fois de plus rentrer sagement au bercail, quant au nain c’est fini pour lui.

Ta jeunesse polyfafe est derrière toi, mais l’avenir, de quoi sera-t-il fait ?

29 avril 2006

1er mai

Y être ou ne pas y être... J'hésite encore. Evidement, c'est l'occasion de retrouver de bons copains, mais ils y viennent de moins en moins nombreux. Quant aux fous, on ne voit plus qu'eux. Bien sûr il y a le talent oratoire de Le Pen, inégalable, mais au service de quelles idées ? Déjà, Marine, brade l'héritage construit par des milliers de militants en faisant passer Villiers pour un paranoïaque lorsqu'il dénonce l'islamisation de la France.

Je crois que ce spectacle me donnerait trop d'arguments pour alimenter ma desespérence, et je ne veux pas désespérer de la France éternelle, alors je resterai chez moi.

23 avril 2006

Villiérisation des esprits

 

Autrefois nous nous réjouissions naïvement de la "lepénisation" des esprits, aujourd'hui la "villierisation" laisse certains d'entre nous plus sceptiques (légitime problème de confiance !), d'ici à ce que nous soyons bientôt contraints d'applaudir à la "sarkozysation" … Evidemment, si nous allions ainsi jusqu'à la "royalisation", je ne serais pas contre, à condition bien sûr qu'il s'agisse de l'idée et non de la personne !

"Aimez là, ou quittez là" c'est l'évidence même, pourtant l'usage qu'en font certains est du domaine du fond de commerce.

Ce n'est me semble-t-il pas de la pseudo percée des idées de tel ou tel politicien-marchand qu'il faut ce réjouir mais plutôt du bon sens des Français.

Ces querelles de chiffonniers n'ont aucun intérêt, et l'on s'en fiche de savoir lequel gagnera cette bataille pour obtenir les droits sur ce slogan publicitaire miracle qui lui assurera les voix de bon nombre d'électeurs que les intello-gauchos au cœur si large continuerons de prendre pour des abrutis.

 

 

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