09 mai 2006
AVANCER !
Il était une fois, dans un petit village aux confins de la Polyfafie, une fillette du nom de Lucinda qui coulait des jours paisibles auprès des siens. Lucinda grandissant découvrit le monde extérieur, habitée par les grands idéaux que lui avait transmis sa famille elle décida de partir en croisade contre tout ce qui ruinait le beau pays de France. Elle réfléchit longuement étudia les faits en entrevit les causes inventa des solutions et se rangea comme une évidence sous la bannière du roi Loulou. Et rien ne se passa, chaque jour la France sombrait un peu plus.
Lucinda se sentait seule, elle avait l'impression d'appartenir à une armée d'incapables, de perdre son temps. Toujours aussi ferme dans ses convictions elle décida pourtant de faire quelques concessions et rejoignit les troupes polyfafes du vieux chef. D'abord impressionnée par cette grande armée, elle se rendit bien vite compte des incohérences qui rendait ces cohortes ingérables, de leur manque d'ambition, de leur incapacité conquérir le pouvoir. Le temps passait et chaque jour la France sombrait un peu plus.
Un jour un jeune chef se dressa, il voulait rompre avec cette inéfficacité, il voulait mener une lutte acharnée, il entraîna dans son sillage les plus jeunes, les plus audacieux, les plus valeureux guerriers qui jusqu'alors rongeaient leur frein sous les bannières du vieux chef. Il ne les mena nulle part et chaque jour la France sombrait un peu plus.
Lucinda perdue ne sachant où aller renonça au combat et retourna à son foyer.
Triste histoire ! Et chaque jour la France tombe un peu plus.
Aujourd'hui Lucinda est à nouveau animée de ce désir d'engagement... On ne se refait pas.
A nouveau, l'histoire se répète, à nouveau un jeune chef se dresse, son discours est cohérent, radical... Surtout ne pas se laisser séduire car la nouvelle aventure qu'il propose à le goût amer des errances du passé. Surtout que ce jeune chef ne dispose même pas des troupes vaillantes que son triste prédecesseur était parvenu à entraîner avec lui.
Qu'on le veuille ou non il faudra pourtant se ranger du côté de la force, et faire front autour du vieux chef, ravaler nos rancunes faire taire nos craintes et nos doutes. AVANCER.
Petite Lucinda, te soumettras-tu à la loi du nombre, au diktat du jeu démocratique espérant la victoire comme juste retour de ces compromissions, ou préfèreras-tu à nouveau rester pure parmi les purs ? C'est à toi de choisir, mais pendant ce temps chaque jour la France sombre un peu plus.
13:15 Publié dans idées de polyfafie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Bon alors, si je comprends bien, de l'AF au Front puis au MNR. Et maintenant, on regarde du côté de Villiers ?
Votre histoire résume bien les aspirations déçues de nombreux militants. Nous rêvons d'engagements désintéressés et nous sommes confrontés à la réalité des sociétés humaines. A chaque fois, les disputes, les querelles, les discussions stériles, les réunions foireuses, les mandarins des conseils régionaux. Et quand il s'agit de faire quelque chose, toutes les excuses sont bonnes pour y échapper.
En attendant, je suis prêt à soutenir le vieux chef en 2007 si ça peut précipiter la chute de ce système absurde. Mais si le coup de 2002 se reproduit, j'espère bien que les électeurs frontistes ne se contenteront pas d'assister passivement aux défilés antidémocratiques des antifafs. La rue nous appartient autant qu'à eux. Cessons de vivre cachés. Rendons les coups !
Écrit par : Ich sage nein | 16 mai 2006
J'ai envie d'en découdre... Ceci résume bien mon état d'esprit. C'est même un élan que je ressens au plus profond de moi-même. En découdre, ça ne veut pas dire (forcément) physiquement. Mais j'ai vraiment envie d'aller au contact des imbéciles pour leur pourrir la vie. Certains diront que c'est de l'aigreur. Moi je pense que c'est de la combativité. Dans un autre post, vous nous parlez des hommes dévirilisés : je pense que c'est le cas de la droite nationale. Comment peut-on passer des années à militer, à encaisser les coups sans broncher ? Mystère. Moi, j'en ai marre des excuses pour ne rien faire. Je veux agir. Depuis quatre ans, je m'encroûte.
Aux prochaines élections, j'irai sur les marchés au contact avec les candidats, dans le seul but de me moquer d'eux. L'insolence : voilà une forme de résistance. J'aime bien les actions comme celle de labaf.blogspot.com
Écrit par : ich sage nein | 16 mai 2006
Si vous avez envie d'en découdre, alors foncez ! J'ai lu sur votre (très bon !) blog que vous regrettiez de ne pas avoir connu l'ivresse d'une jeunesse militante. Il n'y a pas d'âge pour celà. J'aimerais moi aussi pouvoir retrouver mes seaux, mes balais et les ambiances de franche camaraderie des camions de collage. Mes obligations familiales ne me le permettent malheureusement pas. Alors je milite autrement, j'essaie d'élever mes enfants dans la droite ligne de nos idées, au travail j'affiche sans complexes ce que je crois juste, je participe à quelques manifs, enfin j'ai créé ce petit blog sur lequel des internautes égarés pourront peut être trouver l'antidote à la lobotomisation.
Écrit par : Lucinda | 16 mai 2006
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